A la Porta Vescovo, entourés de Dolomites

A la Porta Vescovo, entourés de Dolomites

8 août 2018. Sur les conseils de nos voisins randonneurs, nous rejoignons le col de Pordoi avec pour objectif de prendre un téléphérique qui nous fait rejoindre un sommet et redescendre à pied. Nous prenons la route. Au delà des deux barrières rocheuses que nous avions admirées la veille, nous découvrons qu’il y en a bien d’autres ! A chaque vallée passée, se dévoilent à nous de nouvelles barres de Dolomites gigantesques et majestueuses. En dessous, les forêts sont d’un vert profond, les prairies parfaitement entretenues et les habitations, des chalets en bois ou peints sont d’un charme fou. Nous sommes en plein Tirol. Mais un Tirol qui parle italien !

Au col de Pordoi, point de place pour stationner Emile-Pat’. Trop de monde. Nous sommes partagés entre « C’est dommage », et « Fuyons ! ». De toutes façon, des téléphériques il y en a partout dans ce pays.

Nous arrivons un peu plus tard à Arabba où le stationnement est plus accueillant. Mais il est tard, le beau temps devient incertain et la caissière nous annonce deux heures de randonnée pour redescendre. Deux heures pour des gens normaux, ça fait 4 heures pour nous. Ce n’est pas raisonnable. Nous renonçons à notre randonnée, mais pas au téléphérique ! Et zou, nous décollons en direction des sommets. La Porta Vescoso est un sommet situé entre le Piz Boé, au nord, et le Marmolada au sud, le plus haut sommet des Dolomites. En haut, la vue est à couper le souffle. Le Marmolada est gigantesque, son sommet est large et recouvert d’un épais glacier. De l’autre côté, le Piz Boé est délicatement dissimulé par de beaux nuages cotonneux. Il domine une barrière rocheuse qui s’étale sur tout notre horizon nord-ouest. Au loin, nous distinguons le col de Pordoi et le téléphérique qui monte au sommet.

C’est beau, mais il pleut ! D’abord quelques gouttes puis de plus grosses… Il ne faut pas rester dehors. Nous courrons direction le café-restaurant pour une pause goûter obligatoire (à 15h). « Dué cappucino per favore, dué latté caldo y uno struddle ». Ici, nous avons compris qu’il ne fallait vexer ni les italiens, ni les autrichiens. Le solarium du restaurant est vraiment très très agréable et le wifi y est gratuit. Nous passerons un long moment à lézarder ici en attendant que le soleil revienne vraiment. Les nuages passent, les couleurs varient, les lumières changent. C’est très beau. Pierre s’offrira même le luxe d’une sieste en terrasse pendant que les filles jouent aux licornes.

De retour au village d’Arabba, nous tentons une énième recherche de pain, sans succès. Nous nous consolerons avec quelques douceurs qui ressemblent de plus en plus à des pâtisseries autrichiennes. Direction le spot de ce soir, au Passo Falzarego. L’endroit est superbe. Nous sommes installés sous une énorme barre rocheuse. Les « dunes » des Dolomites sont à portée de main. Depuis deux jours, les filles nous disent qu’elles veulent aller jouer dans les « dunes », ces éboulis de pierre sous les barres rocheuses. C’est l’occasion ou jamais, elles prennent leur Papa et y grimpent presque en courant. En haut, elles se rendent compte que les « dunes » sont faites de cailloux. Elle m’en redescendent fièrement un. Un peu plus loin, à l’intersection de ces « dunes » et de la falaise, un troupeau de chamois traverse le paysage en courant dans les descentes.

Comments

  1. Éric says:

    Vous Vouliez passer Solène en contrebande ? 🙂
    Je n’ai qu’un très vague souvenir de cette région. Je découvre. Très beau.

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