Helsinki, premiers pas en Scandinavie

Helsinki, premiers pas en Scandinavie

Mercredi 15 juillet 2020. Mer de Finlande. Voilà. Nous sommes dans le ferry qui va nous débarquer dans quelques minutes à Helsinki mais nous n’avons presque rien étudié de la Finlande. Trop peur d’être déçus de ne pas pouvoir y aller, nous n’avons même pas lu notre livre sur le pays.

Pas de plan, pas de programme. Juste une idée. Aller faire du paddle en Carélie. Avec 188 000 lacs dans le pays, on devrait pouvoir y arriver. Mais pour l’instant, Helsinki. On y va ? On y va au retour ? On dort où ? En ville ? On visite demain ? Il est bientôt 21h et nous regardons la côte s’approcher. La Finlande, notre arrivée en Scandinavie. Petite îles rocheuses. Sapins. Cabanes en bois rouge. Nous y sommes. Ce voyage est incroyable. Si pendant le confinement on m’avait dit, « t’inquiète, en juillet tu seras en Finlande », je ne l’aurais jamais cru. Et pourtant nous y sommes. Bon, mais trêve de rêvasseries, on fait quoi là, maintenant, tout de suite ? Allez, oui, nous en avons envie. Une petite balade « nocturne » tant qu’il est facile de circuler et de se garer au centre, et puis nous irons dormir plus loin. « Les filles, êtes-vous partantes ou trop fatiguées ? » Partantes. Toujours prêtes.

Déambulation de 22h30

Un parc, une place facile, nous sommes tout simplement stationnés en plein centre et gratuitement. On va où ? Je sais qu’à Helsinki, il faut aller voir la cathédrale luthérienne. Allons-y. La lumière est douce, les terrasses sont animées mais tranquilles. Les rues et les bâtiments sont immenses. Imposantes architectures néoclassiques. Belles architectures de style Empire. Granitique. Un peu d’art nouveau. La gare. Le théâtre. Partout, on lève le nez en l’air. Voilà enfin la Cathédrale luthérienne d’Helsinki. Sur photos, elle ne me faisait pas rêver. En vrai, elle est émouvante. Sa couleur blanche la fait se fondre dans les couleurs rosées du ciel de cette nuit d’été. Postée au dessus d’escaliers abruptes, elle surplombe le lieu d’un regard protecteur. « I give you a future with hope ». Signé « God » est-il écrit sur une banderole de son parvis. Peut-être qu’à un moment nous avions perdu l’espoir de pouvoir continuer ce voyage. Il aura fallu que l’on arrive jusqu’ici pour qu’on nous le placarde devant les yeux. Ne jamais perdre l’espérance.

Devant la Cathédrale, une large place est transformée en terrasse géante. Le voilà l’art de vivre à la finlandaise, ce pays où l’on est le plus heureux du monde comme l’affirment carrément les Nations Unies. Il paraît que les finlandais sont adeptes de bonheurs simples. En voilà un. Il me tarde presque de retrouver ma place du Bourg à Rodez, et ses terrasses et les copains.

Commentaires

  1. Aline a dit :

    Pour moi aussi c’est un rêve de voir la Finlande un jour ! Pour l’instant je vais la visiter grâce à vous… 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *