Les poneys de Black Mountain

Les poneys de Black Mountains

Lundi 9 septembre 2019. J70. Pays de Galles. Il a plu toute la nuit et ce matin ça tombe encore à grosses gouttes. Le cours d’eau à côté de nous a doublé de volume. Mais nous, on s’en fiche ! Nous sommes au chaud et ce matin, nous faisons l’école, peinard, dans notre douillet Émile-Pat ! Et en pyjama s’il vous plaît ! Lison s’installe sagement au salon. Capucine tente ce matin une nouvelle installation, dans sa « chambre », ce qui correspond ici au minuscule espace qu’il y a entre son lit et le mur de la salle de bain. 3 coussins, une tablette, et un drap pour la séparer du salon. « Tu es sûre que es bien installée là ? » Je lui demande inquiète. Elle semble complètement enthousiaste. Et la séance d’école se passe à merveille comme ça. De son côté, Solène est refourguée sur le plateau escamotable de la cuisine et peint les lettres de son prénom, puis les découpe pour pouvoir jouer comme avec des cartes à écrire son prénom. Une activité géniale.

Comme il pleut, le seul objectif de la journée sera de descendre le plus possible vers le sud dans l’espoir, qui s’avérera vain ce soir, de voir cesser la pluie… Je repère un super spot, un départ de randonnée dans un pâturage au pied de Black Mountains. Pas la montagne noire mazamétaine, les Black Mountains galloises au sein du parc naturel de Brecon Beacon. Une merveille !

Brecon Beacons National Park

Dès le moteur éteint, nous sautons prendre l’air dehors. Il pleut encore un peu, mais après trois heures de route, nous n’en pouvons plus.
Même princesse Solène accepte enfin de quitter son pyjama pour enfiler un pantalon d’aventure ! Nous avons repéré des poneys qui paturent librement avec les brebis, il nous faut aller voir ça ! Approche douce, l’un d’entre eux semble moins sauvage et un peu curieux. Capucine arrive à le toucher, à le caresser, puis à lui faire une tresse. Puis deux. Et trois. L’animal semble passionné par un trou de terre qu’il leche allègrement en se fichant bien de ce qu’il se passe avec sa crinière. Au bout de neuf tresses, il fini par s’en aller. Plus tard, il se roulera le dos par terre pour se gratter un peu, sous les éclats de rire de Solène qui n’avait jamais vu un cheval autrement que sur ses quatre pattes.

La montagne qui nous surplombe est vraiment très belle. Demain, après l’école, nous la gravirons pour voir ce qu’il y a derrière.

Mardi 10 septembre 2019. J71. L’école aujourd’hui essaie une nouvelle configuration : Capucine s’installe cette fois assise dans son lit. Elle travaillera bien comme ça, cachée derrière ses rideaux. Lison toujours à la table et Solène s’en va explorer la forêt à dos de Papa. À 11h, nous pouvons entamer l’ascension. La montée est raide, mais il n’y a que Maman qui se plaint. Lison marche à côté du chemin. Les chemins, c’est pas pour les aventuriers. Et Solène est toujours sur le dos de son Papa. En haut, la vue est encore plus belle qu’en bas, mais le vent est glacé. Heureusement que les nuages laissent parfois passer le soleil pour nous réchauffer le museau. Nous poursuivons le chemin de crête qui serpente dans une grande et belle lande de bruyères humide. À notre droite le Pays de Galles, à notre gauche l’Angleterre. La crête fait la frontière.

La randonnée sera longue et sublime tout du long.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *