Bienvenue dans ch’noord

Samedi 16 août 2025. Bruxelles, Belgique. Réveillés aux aurores nous décidons de partir à l’aube. Quitter une capitale hors des horaires de fort trafic est toujours une bonne idée. Nous voulons faire un petit supermarché avant de repasser en France pour prendre quelques spécialités belges. Puis un autre en France pour remplir le frigidaire et payer avec nos tickets restaurants.

Arrivée à Lille

Notre matinée se résume donc à cela, pas très passionnante. D’autant plus que les nuages, le froid et même la pluie nous accueillent à Lille. Quand on entend que 54 départements français sont en alerte canicule depuis plusieurs jours, cette météo est surprenante… et déprimante. Bienvenue dans l’chnoord ! Où la triste météo est donc bien là, même en plein mois d’août. La cousine Aurélie qui vit ici nous racontait que l’été, elle avait un besoin vital de redescendre dans le sud, je la comprends maintenant. Nous nous stationnons dans un joli petit village de la banlieue de Lille pour pouvoir accéder au centre ville en bus. Je prends le temps de cuisiner une carbonnade flamande, un ragoût de bœuf au pain d’épice et à la bière. Une recette spéciale temps pourri.

Le trajet en bus nous fait traverser une banlieue grise, un grand terminal sncf, des déchets et des tentes entre les boulevards, des caravanes dans un terrain sale où joue une enfant sale. Un quartier de petits HLM arborés de grands platanes qui ressemble à s’y méprendre à un quartier populaire de Debrecen, la deuxième ville hongroise.

Centre de Lille

Nous descendons du bus sur un grand boulevard et rejoignons la Grand’Place par la rue de Béthune, commerçante et sans charme. En l’espace d’une première heure de déambulation, 5 mendiants m’interpellent directement pour me demander une pièce. J’ai le cœur morose. Difficile d’apprécier les jolis bâtiments croisés ici et là.

La vielle bourse, ses bouquinistes et sa boule à facettes géante. Le surprenant bâtiment de La voix du Nord. Le Beffroi de la Chambre de commerce qui nous accueille en faisant chanter son carillon. Un café-gaufre. Nous nous perdons dans les étages de la librairie des Furets du nord. Une jolie boutique de créatrice où nous trouvons quelques jolies boucles d’oreilles. Et puis nous rentrons.

Une heure de route pour rejoindre le petit parking stratégique du stade de la ville de Liévin. Demain, nous pourrons nous rendre à pied à une brocante qui annonce entre cent et deux cent stands. En Aveyron, nous adorons faire des vide-greniers. Dans l’ch’nord, ça nous paraît être un passage obligé ! Je crains le monde, la circulation et le stationnement difficile en camping-car.

Dormir ici, à dix minutes du site, règle le problème. Le quartier est très calme et dans la pelouse voisine, un joli hérisson fait son marché. Nous allons l’observer de près, il hérisse ses piquants, notre présence l’embête. Nous surveillons Charlotte qu’elle ne s’y pique pas. Un peu d’aquarelle ensemble puisqu’il n’y a que ma carbonnade à réchauffer pour le dîner. Et une longue soirée lecture.

Point chaton. Charlot ouvre ses yeux aujourd’hui. Ce matin un tout petit peu. Ce soir, presque complètement. Il a un voile blanc sur les pupilles, il doit y voir flou encore. Côté poids, il poursuit son rythme d’une dizaine de grammes par jour et ça se voit à l’œil. Il fait maintenant la taille de ma main.

Dimanche 17 août 2025. Liévin, proche de Lens.
Le soleil est revenu. Pain chaud à la mimolette. Jolie robe. C’est parti pour une grande matinée de chine. Nous adorons ça. La brocante-vide-grenier est installée sur le parking de Carrefour et prend presque tous l’espace. Immense. Bienvenue dans l’chnoord !

Vide-grenier

Chaque marchand du dimanche est installé devant son véhicule, il y a des dizaines d’allées. Les filles ne me perdent pas, c’est moi qui ai la monnaie.

Au bilan de nos trouvailles. 2 jeans, 3 tee-shirts et un pull pour Capucine : 6€. Deux paires de boucles d’oreilles pour Solène et Lison : 2€. Un speed-rubik’s-cube pour Lison : 2 €. Elle est enchantée. C’est un rubik’s-cube qui permet de faire des compétitions de vitesse. 6 fermetures-éclairs pour faire des trousses : 3 €. 8 bobines de fil de couture : 1 €. Un chemisier pour moi : 1€. Un autre pour Solène : 3 €, c’est cher mais il est très beau. 11 cahiers d’école à 1 € pièce. 2 boîtes de fleurs en Légo, j’en rêvais : 10 €.

C’est chouette de faire un si grand vide-grenier, mais arrivés à la dernière rangée, nous sommes contents de terminer ! Retour pour midi à la maison. Un détour services et repas rapide. Nous prenons la route pour la Baie de Somme en tout début d’après-midi, bien décidés à y arriver rapidement pour profiter de l’océan dès cette fin de journée. 

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