Neuschwanstein de loin

Neuschwanstein de loin

20 août 2018.

[Céline]

Nous voulions tester la vie au long cours en Camping-car ? Hé bien nous avons testé cette nuit l’épreuve -maladie-. Quelque chose de mal digéré hier certainement, et je me réveille patraque après une nuit dont je vous passe les détails. Alors ce matin, repos pour tout le monde. Pierre emmène les filles explorer les alentours pendant que je me recouche.

[Pierre]

Le stationnement où nous sommes permet d’accéder à la station de ski plus haut, c’est également un spot de parapente et un passage de chemins de randonnées. Mais ce qu’ont trouvé les filles, ce sont les jeux pour enfants à côté du biergarten. Au programme : balançoires, tobogans, tyroliennes, slack line et un espace « pataugeoire » directement alimenté par l’eau fraîche de la montagne. Allez hop en culotte et eau jusqu’au fesses. Leur imaginaire les incitera à utiliser leurs tongues comme bateaux avec divers chargement qui alimenteront le fil de leurs histoires.

[Céline]

Après midi, tout de même, je me dit que puisqu’on est si proche du Château de Neuschwantein, nous pourrions faire une petite balade pour le voir de plus près. Mauvaise idée. De plus près nous ne le verrons pas mieux mais par contre, nous verrons bien mieux le défilé de touristes qui en font l’ascension…

Le Château de Neuschwanstein était le refuge secret de Louis II de Bavière. Le jeune roi, qui est monté sur le trône à 18 ans (en 1863), était un homme solitaire et rêveur. Un romantique nullement intéressé par la vie politique et passionné par les légendes médiévales et contes germaniques. Son désintérêt pour la politique a permis la puissance grandissante de la Prusse qui gagne en 1866 la guerre contre l’Autriche à laquelle Louis II est allié. Il est alors contraint à reconnaître l’unité allemande et à accepter que la Bavière soit intégrée au nouvel empire. Le roi, qui néglige de plus en plus ses fonctions, s’isole dans les montagnes bavaroises, s’enferme dans ses rêves et fait construire plusieurs châteaux extravagants dont il conçoit lui-même les plans et la décoration : Herrenchiemsee et Neuschwanstein les plus connus. Le souverain, qui fait des dépenses exorbitantes et incontrôlables, termine interné par ses ministres et se suicide.

Petite pause goûter dans la forêt écourtée par les moustiques, je prends ma Solène et je rentre. Capucine part avec nous. Et pendant tout le trajet du retour, Solène nous ferra des crises de panique car elle se sent attaquée par des moustiques. Elle est impressionnante et seuls la consolent les bras de sa Maman. Oui, mais Maman, elle ne peut pas la porter durant tout le trajet. Capucine tente de l’amuser et y arrive. Solène lui jette un sors, Capucine se transforme en caillou, en grain de raison ou en grenouille, et Solène doit alors l’attraper. Elles sont très amusantes à observer, et Solène développe tout le vocabulaire qu’elle connaît pour jeter des sors à sa sœur. Mais le jeu ne dure pas. Je vois soudainement un serpent filer au bord de notre chemin, poursuivant une grosse grenouille qui se carapate de toutes ses forces. Là, c’est moi qui panique, attrape mes enfants et recule vivement tout en tentant de ne pas les affoler. Compliqué. Le serpent disparaît. La grenouille reste sur le chemin, à découvert, elle doit se sentir protégée du danger. Nous nous approchons pour la regarder de plus près, Solène n’en a probablement jamais vu d’aussi grosses.

De retour à Emile-Pat’, le château se dévoile de nouveau. Il est si beau vu d’ici. Nous sortons le tapis et nous nous installons pour le dessiner un peu. Quand Pierre et Lison nous rejoignent, il est temps de partir pour notre prochaine destination. J’ai repéré un chouette spot dans le delta du Rhin qui se jette dans le lac de Constance. Mauvaise pioche. L’emplacement est fermé d’une barrière et nous ne pouvons pas nous approcher du bord du lac contrairement à ce qu’annonçait Parck4night. Bon. Nous mangerons sur ce parking et longerons la digue après pour arriver à voir ce lac. Mauvais plan. La nuit tombe, les couleurs sont belles mais les moustiques sont là. D’abord Capucine et Lison feront la chasse aux moustiques à l’aide de grandes tiges. Mais au bout d’une longue marche sans jamais voir le bout de cette digue, nous déclarons forfait. Allez, demain sera une meilleure journée.

Pour la nuit, nous sommes stationnés dans un parking sans vue et surtout la présence des moustiques nous empêche d’ouvrir les fenêtres. Il fait encore chaud et tout ça ne me plaît pas du tout. On couche les filles et on bouge ? Ou est-ce encore une mauvaise idée ? Je repère nouveau Parck4night 20 kilomètres plus loin, avec a priori une belle vue et en montagne, il fera plus frais. On tente. Et cette fois-ci, nous avons eu raison. Nous nous stationnons sur une crête, vallée à droite, vallée à gauche. Il fait nuit et les lumières de la vallée nous assurent que demain, nous nous lèverons de bonheur.

Comments

  1. Janine Clément Raynaud says:

    Il y a des jours comme ça !… C’est mieux à présent (ouf !) et vous avez même su faire face aux rencontres imprévues sur le chemin… Belle photo finale et excellent jeu de mot en conclusion !
    Alors, heureuse journée demain. Gros Bisous.

  2. Éric Clément says:

    Bah! Il manquait une petite crevaison de nuit pour bien terminer la journée 😉 :-))

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