Durău entre hauts sapins et frêles oxalys

De bisons en cascade, Durău entre hauts sapins et frêles oxalys

Samedi 6 juin 2020. Parc de Vânători-Neamț, Roumanie. Les filles sont dans les starting-blocks pour aller voir les bisons d’Europe ! La préparation du matin et l’école se feront facilement et à 10h, nous pointons notre nez à l’accueil du site. Un homme est là, il attend d’un air ennuyé. Ce n’est pas le même qu’hier. Nous nous présentons, nous sommes venus voir les bisons. Il est gêné et nous explique dans un anglais laborieux que le parc est très grand, que les bisons sont très dispersés et que de toute façon, la passerelle qui survole le parc est cassée. Mouais, il n’a visiblement pas envie de perdre son temps avec nous, mais en plus de l’agacement que ça nous provoque, il faut gérer les enfants qui nous pressent de traduire la conversation en ayant peur d’avoir bien compris ce qui se trame. Heureusement, l’homme nous propose un plan B, il y a un mini parc zoologique un peu plus loin, il est ouvert et il y a des bisons. Ça ira. Pas la peine de se fâcher, partons. Les enfants sont soulagés, et nous aussi mais pas tout à fait pour les mêmes raisons.

Voir des bisons confinés et inactifs à côté de leur auge n’a tout de même rien d’excitant. Les animaux sont massifs et impressionnants car nous pouvons être très près d’eux. Les petits sont curieux. Nous passons tout de même un bon moment, le zoo est minuscule et nous nous serons bien amusés à regarder les chamailleries des paons qui cherchaient à déterminer qui sera le plus beau.

Roule ! Notre destination du jour, la traversée des gorges de Bicazului-Hăşmaş et spot à côté du lac rouge, balade et peut-être petit tour en barque. Roule une heure, stop. La route qui longe le lac de Bicaz est fermée pour travaux et il n’y a aucune déviation proposée, c’est normal, il n’y a aucune autre route. La seule option possible, continuer vers l’ouest sur une route que nous avons prise dans l’autre sens il y a quelques jours, pleine de camions. Bof et triple bof. Il est midi, trouvons un arrêt déjeuner. Au bord du lac, une mise à l’eau est investie de nombreux roumains installés là pour pêcher, faire un tour de bateau ou y passer le week-end avec leur caravane. Parfait pour midi, mais pas vraiment envie de rester là cette nuit, car ça risque d’être… très musical.

Il y a bien une route, plutôt une piste, qui traverse la montagne et rejoint le sud du lac. Il y a quelques spots référencés. C’est certainement un peu laborieux en camping car mais emprunter une piste, nous avons déjà fait. Tentons. Nous montons jusqu’au village de Durău, empruntons la piste, large et très roulante, très bien. Mais très vite, elle devient trop boueuse pour avancer plus. Perdu.

La cascade Duruitoarea

Décidément, c’est la journée de la loose aujourd’hui. Quand ça veut pas, ça veut pas. Nous sommes juste à côté d’un chemin de randonnée qui va jusqu’à une cascade. 4 kilomètres. Voilà qui va nous dégourdir les pattes et faire passer la déception. Nous arrêtons la machine, il est 16h, nous partons randonner.

Ha la forêt, l’odeur du sous-bois, les immenses sapins et les jolis tapis d’oxalis sur le sol. D’abord, ça fait un bien fou. Ensuite, ça fait mal aux jambes. Parce que j’avais pas vraiment pris en compte un détail, il s’agit de 4 kilomètres de distance, pour quelques 400 mètres de dénivelés positif. Les trois filles montent sans se plaindre, même Solène, mais vraiment vraiment doucement. A 6h, nous ne sommes toujours pas à la cascade. Se balader en plein milieu de la forêt de Transylvanie à l’heure où les ours sortent, est-ce bien raisonnable ? Demi-tour ? Allez, il ne nous reste plus que 200 mètres. Nous ne sommes pas seuls sur le chemin, nous croisons régulièrement des randonneurs redescendre. Et puis nous y voilà à cette cascade. Elle n’est pas hyper impressionante, mais heureusement, elle n’est pas asséchée. Il n’aurait manqué plus que ça. 

Il y a du monde ici, nous ne serons pas seuls pour redescendre, en courant, Solène dans le sac à dos. Nous allons même doubler plusieurs groupes de jeunes.

20h, nous retrouvons l’Emile-Pat sur le bord de sa piste. Ouf. Vivement la douche. Plus envie de chercher un spot de rêve, nous redescendons au village pour trouver une place de parking à peu près plate. Nous n’avons pas résolu notre problème d’itinéraire, demain sera un autre jour. Pour l’instant, dégustons un bout de poisson avec nos petites feuilles d’oxalis.

Commentaires

  1. creusoise a dit :

    le paon est superbe !
    Solène ressemble de plus en plus à Lison, non ?

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