La petite plage de Sarbinowo

La petite plage de Sarbinowo

Samedi 8 août 2020. Strzepcz, Pologne. Nous sommes tellement bien sur notre petite plage de village. Il fait très beau, nous sommes à l’ombre, les uns se baignent, les autres sortent le paddle,… Nous en profitons et nous oublions d’en prendre des photos. Dormir à la plage est devenu une banalité pour nous. Dans l’eau, Lison a gardé le gilet de sauvetage et s’entraîne à la brasse. Une mamie qui nageait par là se met à lui donner gentiment des conseils, à lui décrire les mouvements, en polonais bien sûr. Ça amuse beaucoup Lison.

J’aurais bien profité encore plus longtemps de cet endroit si paisible. Mais Pierre veut que l’on avance. Cette nuit, nous avons étudié notre fin de parcours de plus près et fait notre road-book. Arrivée à Rodez le 26 août. Arrivée théorique, ça peut toujours s’adapter. Nous avons renoncé à monter au nord de l’Allemagne, jusqu’aux falaises de Jasmund. Il faut se rendre à l’évidence nous n’avons plus tout notre temps. Et puis sincèrement, nous avons envie de rentrer, retrouver notre chez nous, vider notre Émile-Pat, ranger nos souvenirs, et surtout, retrouver la famille, les copains, les terrasses de Rodez, son marché et tous nos producteurs locaux. Alors désormais, nous allons essayer de tracer un peu plus tout droit. Berlin, l’Alsace, le Massif central, grosso modo. Avec peut-être un crochet à Prague, un petit crochet.

Plage populo

Mais pour aujourd’hui, l’itinéraire « direction maison » de Google nous fait passer le long de la mer Baltique et de ses longues plages de sable blanc. Un arrêt à la plage, un dernier plouf dans la mer Baltique, on ne va pas s’en priver. Je trouve un parking à l’ombre et branche le GPS. C’est parti pour deux heures de route au milieu des champs de blé et de la poussière des moissons. Sarbinowo est une station balnéaire populaire. Google nous fait passer dans la rue principale avec ses restaurants, ses vendeurs de jouets de plage, et ses nombreux plagistes qui débordent des trottoirs. Aïe, nous ne sommes pas tout à fait sur ces plages que l’on a aimé toute cette année, seuls au monde. Le parking est évidemment plein, Pierre prend la première rue à gauche pour sortir de ce bourbier. Heureusement, là, les bas-côtés sont larges et nous nous arrêtons.

Il fait très chaud. Maillots, chapeaux, crème solaire. On accède à la plage par une grande rampe aux rambardes jaune qui surplombe la mer. À droite, à gauche, des gens partout. Une plage en plein été, quoi. Normal. Lison et Capucine sont scotchées, elles n’ont jamais vu ça. D’habitude, nous prenons bien garde d’éviter ce genre d’endroit. Cette Carapate nous aura tout fait faire. Ce qui est amusant, c’est que chaque groupe familial a installé une barrière de tissu autour d’elle, à la mode covid certainement. Les barrières, les parasols, les tentes de plages,… tout cela dessine un paysage bariolé de couleurs.

Nous trouvons notre petite place, à l’ombre des pins. Nous ne sommes finalement pas si mal ici. Le petit air marin fait oublier la chaleur. Pour aller se baigner, il faut se frayer un passage entre les barrières colorées. La mer est agitée et fraîche. Nous jouons à sauter au dessus les vagues. Solène rit à pleins poumons.

Et pour se fondre totalement dans la population en vacances, après la plage, la glace. Ou la gaufre pour certaines. Dans la rue principale, la petite échoppe ne desemplit pas.

Évidemment, nous ne dormirons pas ici, il nous faut un spot un tantinet plus calme. Nous trouvons deux park4night, un peu plus loin dans les terres, près de lacs. Celui dans la ville ? Ou celui dans la forêt ? Nous optons pour la forêt. Mauvais choix. En y arrivant, nous découvrons que l’ambiance y est comme au bord de la mer. Beaucoup de vacanciers, les barbecues sont allumés, plusieurs tentes sont plantées, les poubelles débordent déjà. Visiblement, ce ne sera pas calme ici ce soir. Alors nous allons nous garer au fond du chemin le plus loin possible de la plage. Nous sommes sous les arbres, nous espérons que la fraîcheur tombera rapidement parce que ce soir, il n’a jamais fait aussi chaud dans l’Emile-Pat.

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