C’est comment l’école en voyage ? Je sais pas. On essaie ?

C'est comment l'école en voyage ? Je sais pas.
On essaie ? 

21 avril 2019. Pour ces quelques jours à Barcelone, j’avais proposé aux filles de tester la réalisation quotidienne (ou quasi) de « fiches-découvertes ». C’est un concept que j’ai imaginé pour adapter l’école au voyage. J’explique. L’année prochaine, avec l’aval des enseignantes, nous avons prévu de suivre scrupuleusement le programme scolaire pour le français et les maths, seulement. Pour tout le reste, nous voulions que le voyage serve de base à l’enseignement. Et pour retenir les découvertes de la journée, mémoriser, bien ranger les nouvelles connaissances dans les tiroirs des cerveaux de mes chères mômes, j’ai imaginé ces « fiches-découvertes » qu’elles auraient à créer pour écrire et dessiner leurs acquisitions, avant de les classer dans un beau classeur à compartiments. Ça, c’était les belles intentions que j’avais avant de lire ce matin l’article de la Famille « On fait quoi demain ? » : « L’école en voyage, top 5 des galères qui vous attendent !« 

… :-/

Bon, OK, ne soyons pas trop ambitieux. Mais de toutes manières, on a pas vraiment le choix, il faudra bien qu’on fasse l’école et il faudra que l’on trouve nos solutions ! Et puis, pour l’instant, les filles sont emballées par ma proposition de fiche.

Après un dimanche de Pâques qui a rassemblé tous les ingrédients qu’il faut pour un bon dimanche de Pâques : messe, famille, agneau et chocolat, nous avons pris la route pour l’Espagne en fin de journée sans savoir vraiment où nous allions passer la nuit. Et comme si l’on était devenu des as du spot, nous sommes arrivés très facilement jusqu’à un coin de paradis, après Narbonne, au bord de l’étang de Berre. Un petit chemin plein d’ornières, un demi tour scabreux et nous voilà face aux oiseaux pour le souper. Je kiffe.

Alors, dans l’enthousiasme de cette fin de soirée, je propose : « On se met en pyjama et on fait une fiche ? » Cris de joie. (Pourvu que ça dure…). Capucine choisi de décrire l’évolution de l’œuvre de Giacometti, ses premières sculptures, sa période cubiste, puis ses œuvres plus connues. Elle écrit facilement et complète par des photos collées ou de rapides dessins. Lison choisi de décrire deux œuvres qu’elle a aimé : « l’homme qui marche » et le « Petit buste sur double socle ». D’abord elle les dessine en grand, puis elle écrit quelques mots pour les décrire et noter leur signification, ce qu’avait voulu exprimer l’artiste. Nous puissons dans notre Dada. Parfois, elle doit s’interrompre pour miner l’homme qui marche, « vite », « penché en avant ». Je retiens mes « reste assise » car je sais que, je l’ai lu dans un ouvrage de I. Filioza, les enfants apprennent aussi avec leur corps, ils intègrent. D’ailleurs, Solène se lève à son tour pour adopter la posture de l’homme qui marche, buste penché, visage déterminé. Elle, elle est en train d’apprendre son corps et son positionnement dans l’espace.

Ce soir, nous avons du insister pour stopper ce temps d’école et aller se coucher car il se faisait vraiment tard. J’imagine que ça ne sera pas comme cela à chaque fois, mais le premier essai est réussi.

Commentaires

  1. Aline & Cie a dit :

    Narbonne et ses multiples étangs. Toute une partie de mon enfance……..

  2. Nawek a dit :

    Bonjour

    Superbe initiative !
    Plein de belles choses pour vous.

    Mais dites moi ça se passe comment les contrôles du coup ? Quel est votre statut ??

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