Colossale Pinacothèque

Colossale Pinacothèque

18 août 2018. Musées aujourd’hui. Munich possède des collections réputées d’œuvres classiques en provenance de toute l’Europe. Avec Pierre, nous avons bien envie d’y traîner nos savates, et les filles aussi aiment les musées. Au moment de prendre le départ, nous embrassons nos amis des Wakétigo. Eux reprennent la route pour l’est : Salzbourg, Attersee, puis un peu de République Tchèque, Vienne, Slovaquie, Hongrie, Roumanie,… Les adieux sont moins compliqués que nous le craignions, les enfants s’étaient sans doute préparés. Méline et Capucine échangent un bracelet de l’amitié. Lison et Célian se font un câlin. Et nous reprenons les trottis pour 2 km de marche jusqu’aux Pinakothek de Munich. Nous y arrivons à 11h30, pile l’heure du repas de nos trotteuses. Nous pique-niquons dans le jardin qui relie l’Alte à la Neue Pinakothek. C’est parfait comme ça, nous entrerons dans le musée le ventre plein et à l’heure où les visiteurs s’en vont. Après un vote familial, nous optons pour l’Alte, celle qui rassemble les œuvres classiques d’Europe.

L’endroit est colossal. Un long corps de bâtiment à l’élégance classique. Murs épais et immenses, le hall d’entrée est sobre et dénudé. Intimidant. Nous déposons les trottinettes à la « garderobe » comme le disent les allemands. L’homme qui s’en occupe est comme le lieu, d’une droiture froide. Les sacs à dos sont interdits, alors nous les vidons dans le panier de la poussette et ça lui convient comme ça. Quel bazar…

Les 19 salles d’expositions qui se succèdent les unes après les autres sont à l’image de l’architecture du bâtiment, colossales. La hauteur de plafond, de 6 mètres de haut, a été conçue pour être à la hauteur de la plus grande œuvre présente, celle du « Jugement dernier » de Rubens. Des œuvres de Botticelli, Raphaël, Giotto, Titien, Véronese et Léonard de Vinci côtoient Velasquez, Poussin, Rembrandt, Van Dyck… et beaucoup de Dürer, Rubens et Vermeer. Une collection parmi les plus riches au monde qui rassemble les trésors de la peinture du XVe siècle au XVIIIe siècle. Le droit d’entrée dans ce musée comprend l’audio-guide et ça, pour les filles, c’est vraiment trop cool. A vrai dire, elles en rêvaient. Les précédents musées soient n’en avaient pas ou plus, soit ils n’étaient pas en français. Elles enfilent leurs écouteurs comme des ados et s’appliquent à lancer l’interprétation de chaque tableau qui en possède une. Nous passons donc beaucoup beaucoup de temps dans ce musée car il ne faut en louper aucun. Capucine est attirée par les mythes et légendes antiques, « la chasse au lion » de Rubens par exemple. Ou par les représentations bibliques qui illustrent les passages d’Évangile qu’elle est en train d’apprendre au catéchisme. Lison retiendra « La Marquise de Pompadour » de François Boucher, « Parce que c’est la plus belle ! ». Solène est compliquée à tenir calme dans ces grandes salles silencieuses. Finalement, une petit carnet de dessin l’occupera un moment avant qu’elle ne s’endorme dans sa poussette. Ouf, enfin tranquilles !

Quand nous sortons enfin de ces 19 salles, nos petits sandwichs de 11h sont loins et nos estomacs crient famine. Direction le centre ville de Munich avec l’assurance de se trouver un petit quelque chose de sympa à manger. Nous atterrirons finalement de nouveau au Viktualienmarkt où nous nous installerons parmi les munichois attablés au centre de la place. Au goûter : Bretzel et saucisses, le « brotzeit ». Tant qu’à être ici, autant y être vraiment ! Les filles n’en reviennent pas. « Mais c’est le goûter ou le repas du soir ? Il est quelle heure ? ». Nous sommes bien, entourés de conversations en allemand, parfois en anglais, de gens en costumes traditionnels, d’autres qui chantent plus loin ou qui « enterrent » la vie de jeunes gens de leurs amis. Nous sommes samedi et nous sentons que l’ambiance s’installe pour la soirée. Mais pour nous, il nous faut reprendre nos 4 km de marche pour retourner à la crèche. Pas de prolongation ce soir, nous sommes fatigués des longues marches d’hier et d’aujourd’hui. Les filles, toujours à trottinette, trottinent sans trop se plaindre encore pour l’instant. Et puis elles savent que nous avons pris un sac de maillot de bain, au cas où, par hasard, nous croiserions un bout de canal qui est accessible aux enfants. Évidement, elles guettent l’endroit avec application et le trouvent. Au milieu de la plus grande prairie de notre Englisher Garten, un bras de canal s’échappe et s’étale. Là, l’eau n’est pas profonde et le courant se calme. Plusieurs personnes et quelques enfants s’y baignent en s’amusant dans le courant. Les filles enfilent leurs maillots à vitesse grand V et déposent un doigt de pied dans l’eau. Ho que c’est froid !!! Mais trop excitées par l’envie, elles font fi de l’épreuve et se lancent dans le courant, assurées que Papa les rattrapent plus loin. De belles parties de rigolades qui ne dureront pas. Capucine, puis Lison sortiront grelottantes de l’eau. Solène, non. Elle s’amuse sans fin avec son Papa dans ce courant frisquet.

Allez, plus que 2 kilomètres de marche dans notre Garten. Mais là, juste un peu plus loin que notre canal, il y a le Monoptéros, un mini temple perché sur une mini butte qui permet de voir un joli coucher de soleil sur le parc. Les filles sont excitées et nous rigolons beaucoup à l’escalader, puis à le redescendre en « roulades saucisson ».

Arriverons nous à rejoindre Emile-Pat’ ?… Capucine se cogne le pied sur sa trotti et se déclare inapte pour marcher. Lison ne veut plus rouler non plus, marre des chemins en terre en trottinette, c’est trop fatiguant. Pierre et moi, nous nous retrouvons donc à pousser une poussette comportant 4 sacs, 2 filles et 2 trotti. Nous avons bien cru que la poussette n’arriverait jamais à destination… Quel périple ! Même Emile-Pat’ est fatigué. Car c’est officiel, le panneau solaire ne recharge pas la batterie auxiliaire et conséquence, quand Emile ne roule pas, elle se décharge. Plus de jus dans l’habitacle, plus de lumière mais aussi plus de pompe à eau donc pas de douche ce soir. J’improvise une toilette de chat pour pouvoir enfin mettre toutes mes minettes au dodo. « Mais on ne prend pas de repas ce soir ? Tu as faim, toi ? Mais c’est le soir, là, non ? Il faut prendre le repas ? » Lison est perdue, il va vraiment falloir que nous retrouvions un rythme normal. Nous improvisons un repas froid, lait, yaourt, porridge pour nos chatons et cette fois-ci -DODO-

Comments

  1. Janine Clément Raynaud says:

    BRAVO, je ne peux que dire Bravo et Merci de nous avoir fait découvrir ce côté « Museum » de Münich, vraiment Kolossal pour cette Pinakothek, et quelle richesse d’œuvres dans l’Alte Pinakothek. Et après cela détente et baignade surveillée pour les enfants… Excellent programme !

    Vraiment super. Vous avez bien eu raison de ne pas éviter Münich …

  2. Éric Clément says:

    Décidément, au travers de vos récits, Munich à l’ait d’une ville bien agréable.

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