Les doux cieux de Toscane

Les doux cieux de Toscane

Mercredi 1er janvier 2020. J185. Nous regardons Lison. Elle a pris un couteau pointu et épluche une pomme. Toute seule. C’est la première fois qu’elle s’y aventure. Elle répète les gestes que je fais tous les matins. Couper les quartiers, éplucher, recouper le quartier en deux. Et puis elle croque dans son morceau de pomme en dodelinant la tête de fierté. C’est la première fois qu’elle accomplit cette tâche seule de A à Z. Nous la félicitons. C’est important de savoir éplucher une pomme. Capucine maugrée. Elle ne sait pas encore le faire. Nous la taquinons. « C’est pas ça qui est important dans la vie » explique-t-elle. « Ce qui est important pour moi, c’est de lire et de faire des blagues ». Sourires. « Et de voyager aussi ! » Elle continue. « Lire pour être intelligente. Faire des blagues par ce qu’il ne faut pas être trop sérieux dans la vie. Et voyager parce que c’est important de connaître l’Europe ».

Les deux jours qui suivirent se déroulèrent au rythme lent que l’on apprecie. La Toscane nous a offert sa lumière et sa douce chaleur.

Étape à Panzano en Chianti, le salon face au paysage. Nous inaugurons notre herbier avec des essences typiques : cyprès, olivier, pin parasol et vigne. Une chasse aux trésors pour les filles. Nous avons le droit à un spectacle de jour de l’an, home-made, sur une petite terrasse de la ville. Les filles préparent ensemble une danse, une pièce de théâtre, et un combat de boxe, si si ! Très amusant. Elles jouent librement et sont très créatives. Elles jouent ensemble et s’entendent. Elles ont le temps, elles sont dehors, c’est bien pour elles. Je ne sais pas ce qu’elles retireront de ce voyage, mais je sens que ce sera très précieux.

Un peu d’aquarelle à la fin du jour pour tenter de capter le rose doux de ce ciel lumineux. Nos séances d’aquarelle sont rares en hiver.

Nous discutons un peu avec nos voisins, les aires de camping car sont toujours aussi pleines. Deux Tchèques en vacances et un couple australien en tour d’Europe, comme nous.

Jeudi 2 janvier 2020. J186. Dernier jour avant Florence. Nous avons décidé qu’il serait un jour logistique. 1- Faire les services pour être autonome en ville. 2- trouver absolument du gaz. Notre bouteille italienne a décidé d’être vide la veille d’un jour férié… Obligé d’utiliser pendant deux jours notre bouteille française de secours qui est censée durer les 8 mois à venir… 3- prendre une douche quand nous aurons du gaz. 4- Faire les courses. 5- Poster nos dessins, nos cailloux, nos coquillages et nos livres lus à Mazamet pour faire de la place dans l’Emile-Pat. 6- Atteindre notre spot dans la banlieue de Florence, enfin.

Après avoir lu absolument tous les park4night de la ville et leurs innombrables commentaires, Pierre trouve la perle rare : un parking de station de bus dans un quartier résidentiel. Ça fait pas rêver dit comme ça, moi j’aurais préféré celui avec la vue sur le Duomo, mais ce lieu, c’est pile ce qui nous faut. Un endroit sécure, gratuit et proche du bus qui nous mène directement en centre ville. Pour visiter la Gallerie des Offices, notre guide nous dit qu’il faut réserver mais le site n’est pas clair. Il annonce l’entrée gratuite pour les moins de 18 ans mais fait payer 8 euros par enfant à la réservation…!? Nous choisissons de ne pas réserver et de jouer la carte du bébé-coupe-file. On l’a, il faut s’en servir ! 

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