Sous les palmiers de Azohia

Sous les palmiers d'Azohia

Lundi 18 novembre 2019. J141. La petite allée est barrée de branches de palmiers. Les utilisateurs de Park4night avaient prévenu : il ne faut pas avoir un véhicule qui fasse plus de 2 mètres de hauteur pour passer. Avec nos trois mètres de hauteur, si on y va, on va balayer toutes les branches… « On y va ? Oui, les branches se pousseront, on a déjà fait plus compliqué comme passage ! Et à cette saison il n’y a personne, on peut manoeuvrer tranquille. » Notre grosse capucine pousse tout ça, et nous arrivons sur un tout petit parking de plage, sous les palmiers. Magnifique spot. Le soleil est en train de se coucher alors nous sautons dehors assister au spectacle. Ce matin nous nous réveillions dans le désert, ce soir nous nous coucherons au bruit des vagues sur les galets. Ce voyage est magique.

Mardi 19 novembre 2019. J142. Nous sommes à La Azohia, une ville balnéaire au sud de Murcia. Au pied de la Sierra de la Muela. Au matin, le lever de soleil repeint notre horizon de rose. Quelle douceur ! « Papa, on fera du vélo sous les palmiers ce matin ? » Une piste cyclable passe entre nous et les vagues. Lison, dans ses rêves toute la matinée, nous le redemandera en boucle, même si nous avons déjà accepté dix fois le projet. Elle n’écoute pas la conversation qui s’est installée autour du petit déjeuner, elle rêve, littéralement, de faire du vélo sous les palmiers. École ouverte dans la bonne humeur, zéro faute pour Lison à la dictée, multiplications faites avec plaisir pour Capucine. Certains matins, l’école est un régal. Dans son exercice, Capucine doit calculer combien fait-elle d’heures de mathématiques à l’école pendant une année. 180 heures. « Et en Carapate ? » Je lui demande. Elle refait ses calculs. 240 heures. Et zou, une nouvelle dose de réassurance injectée.

10h30, l’école est finie, Papa prépare les vélos. Le mien est à plat. Je prend la trottinette ! Capucine aussi. Et nous partons à fond les ballons parcourir ce front de mer jusqu’au bout du bout du monde. Elle est pas belle la vie ? 2,5 kilomètres de roulettes et nous arrivons sur une petite jetée où deux pêcheurs reprisent leur filet. Dans l’eau, des méduses, toutes petites, toutes roses. Nous les observons avec fascination. A côté un jeu d’enfant, quelques tours de toboggan et nous remontons sur nos roulettes. « Attends Lison, et si j’accroche ma sangle à ton vélo, tu arrives à me tirer ? Oui ! m’assure Lison avec joie, trop fière de tirer sa maman. C’est facile de rendre son enfant heureux ! 

La suite du programme aurait pu être banale, mais sur ce spot il restera magique. Tapas dehors, au soleil, devant la mer, tranquillou. Musique en famille. Pierre a décomposé un morceau en attribuant un rôle à chacun, « Desaparecido » de Manu Chao, et il tente d’apprendre aux filles chacune leur partie pour pouvoir arriver à jouer ensemble. Et ce n’est pas simple ! Deux mois qu’ils y travaillent pas très assidûment, mais aujourd’hui, ça fonctionne : chacune connaît son morceau, quand il faut le jouer, et joue en rythme. Une vraie joie ! Et avant de partir, une petite trempette ? « À poilou ! » me dit Lison trop heureuse de glisser ses jambes dans l’eau froide avec son Papa. 

Nous serions bien restés ici toute la journée, mais aujourd’hui nous avons décidé de nous rééquiper d’un smartphone. Une dernière tentative : après cinq jours dans le riz, mon téléphone ne donne aucun signe de vie. Il y retournera, mais c’est décidé, on en prend un autre pour le confort du voyage, pour les photos, et pour continuer à partager l’Europe avec vous.

Direction donc un de ces temples de la consommation, boutique orange, tralala, c’est fait. Nous en profitons pour acheter trois trucs à côté, nous en sortirons à la nuit tombée. Nous étions mieux sous nos palmiers. Le spot de ce soir ? La Laguna Rosa, une lagune à l’eau rose… rose le jour, noir le soir quand nous y arrivons. Vivement demain ! Un repas rapide, un coucher rapide. Une lagune rose, ça motive des enfants pour faire leurs rituels quotidiens !

Commentaires

  1. Jean-Marie V a dit :

    Bonjour,
    Azohia, un spot que j’ai manqué, je suis passé pas loin.
    Avec 2,90 m de tirant d’air, ai-je eu la chance de ne pas m’y engager ?
    Merci pour vos récits et vos images, qui nous font partager vos joies.
    Tabernas, par contre, j’en ai bien profité.
    Bonne continuation, bonne route.
    JMV

    1. Pierre a dit :

      Bonjour Jean-Marie, nous sommes à 2,97m de hauteur, et ça passe. A bientôt.

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