Un saut en Ecosse ? 

Un saut en Ecosse ? 

11 mai 2018. Parfois mes idées sont bonnes, parfois non. En remontant la piste de notre petit coin de paradis en Camargue, nous arrivons vite dans des zones exploitées par la riziculture, puis nous nous retrouvons à quelques kilomètres d’Alès. Nous décidons de poursuivre en direction de Rodez donc en traversant la partie sud des Cévennes. Les orages et le froid accompagnent notre route jusqu’en… Aveyron. Nous ferons une pause-nuit quelque part dans les nuages. De mon côté, le moral n’est pas au top. Les filles, elles, malgré la route et la pluie, s’amusent. Elles trouvent toujours une histoire à s’inventer. Tantôt cheval et dresseur, tantôt colonie de vacances pour petites voitures,… rien ne perturbe leurs besoins imaginaires.

La tourbière des Rauzes

Et puis, notre route passe à côté de la tourbière des Rauzes. Et en plus il refait beau (pas chaud). Ni une ni deux on décide d’y faire une pause goûter. Ça faisait longtemps qu’on voulait la connaître, c’est l’occasion. La petite plaine des Rauzes forme un « impluvium », un réceptacle à eaux de pluie. Ainsi, elle est constitué d’un ensemble de tourbières, de prairies humides, de roselières, de bois humides et de landes sèches. Ces divers environnements offrent habitat et nourriture pour une flore et une faune très variées et remarquables. La particularité de ce site réside dans son mode de gestion : il est entretenu par des vaches écossaises de race Highland Cattle à l’année, et ponctuellement par des troupeaux locaux.

Un parcours en fait le tour et quelques installations en bois permettent de ne pas se mouiller les pieds et abîmer la végétation. Mais, certainement avait-il beaucoup plu avant, plusieurs passages se sont révélés impossibles à passer au sec. Très vite nous nous sommes tous retrouvés avec les pieds dans l’eau froide… et les oreilles meurtries par les hurlements de nos aventurières en sucre. À côté de nous, les majestueuses vaches Highland Cattle observaient paisiblement notre cirque sous les poils de leur tête. Quels beaux animaux ! Elles ont une tête très large, un pelage complètement désordonné et de loongues cornes pointues. Un instant, nous nous serions crus en Écosse !

Nous profitons de l’occasion pour rechercher des grenouilles. Notre Solène fait depuis quelques temps une fixation sur sa peur des grenouilles depuis qu’on a accroché au mur de sa chambre un poster d’une petite reinette, format A3… Nous devons absolument lui montrer qu’une grenouille, dans la réalité, c’est tout petit. Sous un petit pont, nous réussirons à attraper un gros têtard. Mais je ne suis pas sur qu’elle ait compris le principe du bébé-grenouille qui a les pattes qui poussent… Va-savoir si elle ne s’est pas imaginé une transformation monstrueuse entre un petit têtard et une reinette géante ? Pas sûr non plus que son cerveau frontal soit encore capable d’imaginer beaucoup de choses. Avec son papa, ils passeront l’après-midi à chercher des grenouilles dans la tourbière. Le soir, en la couchant, elle m’expliquera qu’elle a peur des grenouilles mais que les grenouilles vivent dans l’eau, pas dans les lits. C’est déjà ça de gagné.

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