Se baigner dans des thermes troglodytes

Se baigner dans des thermes troglodytes

Mardi 3 août 2021. Miskolctapolca, Hongrie. Incroyable mais vrai. Des thermes dans une grotte. La passion des hongrois pour les bains n’a pas de limite.

Vu de loin, je doutais que l’installation soit tout à fait naturelle. Elle l’est bien. Bien sûr les grottes ont été aménagées pour y construire une piscine et l’eau thermale canalisée. Mais nous sommes bien sous terre, immergés dans une eau à 30°C qui laisse partout des concrétions épaisses de calcaire ou je ne sais quoi. L’effet est impressionnant. Ici, la première installation thermales date de 1743, et l’établissement actuel a été bâti en 1939, continuellement agrandi ensuite.

Quand nous y arrivons, par un balcon face à la roche brute, nous distinguons des bassins de piscine entrant dans des tunnels. A côté, quatre jets de massage sont engloutis sous d’épaisses couches de dépôt minéral. Je veux bien croire que cette eau thermale coule ici depuis cent ans ou presque. Une fois dans l’eau, les tunnels nous embarquent dans leurs courant ludiques. Nous nous faisons littéralement aspirer par les grottes. Comme une foule de baigneurs nombreux aujourd’hui. Et ça rie, et ça crie, et ça résonne. Il nous faut faire plusieurs fois le parcours pour le comprendre. Une boucle qui nous ramène au point de départ. Mais ce n’est pas la seule grotte. Un autre tunnel de roche nous amène à un autre bassin sous-terrain. Plus chaud celui là, 35°C. « Les thermes romains » est-il appelé. Et puis le labyrinthe continue jusqu’à une salle obscure, presque pas éclairée, son dôme est recouvert d’étoiles phosphorescentes. Nous sommes hors du temps.

Ce n’est pas tout, l’établissement a encore de multiples autres bassins extérieurs et intérieurs que nous prenons soin d’essayer un à un. Mon préféré sera le 38°C extérieur avec bulles et soleil de fin de jour. Solène aura passé presque tout son temps dans le bassin aux étoiles avec son Papa, à crier au loup et à rire comme une sorcière.

À la fermeture, il nous faudra bien partir. Nous sommes lessivés. Et en plus nous avions prévu de rouler un peu ce soir pour profiter de demain. Nous avançons vers le parc naturel de Hortobágyi, un gros « point cœur » sur notre carte. Nous n’y arriverons pas ce soir et improviserons un spot en chemin, en pleine nature si on ne regarde pas trop ce qui est jeté dans quelques fossés. Qu’importe, ça ira pour ce soir. Nous voyons déjà les flamands roses du parc voler au dessus de nos têtes et Basile peut explorer les environs librement. 

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