Wouuaahou la Sardaigne !

Wouuaahou la Sardaigne !

Dimanche 24 novembre 2019. J147. Aujourd’hui, la météo m’avait annoncé qu’il ne ferait pas beau en Sardaigne, à part peut-être un petit du côte nord-ouest. C’est avec cette information que nous avions hier décidé de nous spotter à Isola Rossa, espérant passer un peu entre les gouttes… Mais ce matin au réveil, c’est carrément un grand soleil qui passe à travers les rideaux ! Je me lève en joie et saute et dansant et chante en préparant le petit-déjeuner. Au diable l’école, ce matin on file à la plage !

L’endroit où nous sommes, la plage de Marinedda à proximité de la pounta di Cannedi, doit être superbe. 

Mais nous nous sommes stationnés de nuit hier soir, et nous découvrons ce matin que notre vue donne sur l’arrière boutique un peu foutraque de la guitoune de plage. Bref, ça motive encore plus pour déguerpir et aller voir comment est cette plage de l’autre côté. Déjeuner vite avalé, petit pique nique préparé rapidou, je sors. Capucine et Lison me rejoignent in extremis. Solène traîne encore en pyjama… Notre départ la fera certainement s’activer. 

Ha quel bel endroit ! Nous sommes seules sur la plage, le sable est doré, la mer est d’un bleu profond, les rochers sont d’un ocre rouge lumineux et le tout contraste avec une garrigue d’un vert sombre et odorant où quelques villa se cachent discrètement. Quel bonheur d’être ici sous ce tendre soleil d’hiver ! Les filles sont attirées immédiatement car des tas de boules de posidonies. À l’heure où nos amis font des batailles de boules de neige en Aveyron, nous, nous faisons une bataille de boules de posidonies en Sardaigne ! Le pied. 

Solène nous rejoint avec son Papa. Elle est contente car un petit ruisseau se faufile dans le sable jusqu’à la mer. Ici, l’eau coule calmement et il n’y a pas de vagues. Ho, chaussures déjà enlevées, elle patouille. Elle jette des posidonies dans le courant et les regarde rouler jusqu’aux vagues. C’est formidable des posidonies

Je presse mon monde, je sais que ce beau temps risque de ne pas durer et je trépigne d’explorer les alentours. Il y a une pointe rocheuse à l’extrémité de notre baie, je défie ma troupe d’aller au bout du bout du monde. 

La marche sera longue. Mais magnifique ! Quelle splendeur cette « côte du Paradis » ! Les rochers sont modelés comme des œuvres d’art, la garrigue est ponctuée de romarin odorant, d’arbouses bien mûres, de pistachiers aux fruits rouges, mauves, noirs. Quelques traces d’ongulés, des sangliers probablement. Une crique rocheuse. Une piscine naturelle. Des bernards-l’ermite. La garrigue s’arrête, les rochers s’appointent, le bout du monde approche. Plein soleil. Les vagues s’éclatent en bas, à notre droite, et à notre gauche. Et nous, nous pouvons nous installer là, sur un replat, pour pique niquer. Parfait. 

Nous n’irons pas plus loin. De la montagne les nuages arrivent. Pierre sonne l’alarme anti-averse. Il nous faut rentrer rapidement. Perdu. Il pleut. Tout le monde avance sans broncher. On a kiffé, c’est terminé. Maintenant nous marchons vite pour éviter la saucée. Heureusement, aujourd’hui la pluie n’a pas été trop méchante. Nous ne rentrons pas trop mouillés. Un petit ménage dans l’Emile-Pat et nous prenons la route. 

Cette île, nous allons la traverser. Et nous commençons maintenant. Montagnes, routes qui tournicotent, cols,… C’est l’ascension en Sardaigne rurale. Quelques très beaux paysages. Beaucoup de forêts. Nous arrivons au milieu de l’île, dans un petit village où j’ai référencé un site d’art rupestre. Nous irons voir ça demain. Pour l’instant, la nuit tombe et il faut faire l’école. Tout le monde travaille bien. Capucine aux conjugaisons. Lison fait une fiche découverte sur « la persistance rétinienne », phénomène découvert au musée de la BD à Bruxelles et revu récemment au musée des sciences de Valence. Et Solène joue avec moi puis son père au mémo. Comme tous les soirs en ce moment, Capucine s’embarque dans des sketches et tout le monde se bidonne. 

Commentaires

  1. Michael a dit :

    Merci, pour ces rêves éveillés!

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