Laren, immersion en Hollande

Laren, immersion en Hollande

Vendredi 5 juillet 2019. J5. Ce matin nous devons rejoindre Julie à Laren. Julie est la fille des voisins de mes grands-parents et nous jouions ensemble quand j’étais petite. Elle habite aux Pays-Bas depuis bien longtemps et c’est l’occasion de passer la voir chez elle. Nous y arrivons en fin de matinée.

Française-Hollandaise

Julie habite une très jolie maison à l’architecture moderne et au toit de chaume. Autour d’un café, nous échangeons sur notre programme à venir pour profiter de la Hollande. Je note une multitude de conseils et de points d’intérêt. Elle nous parle de son amour pour ce pays et son style de vie. Et très vite nous en venons à parler du traumatisme de la shoa qui est encore douloureux ici. Pendant la seconde guerre mondiale, les Pays-Bas ont dénombré 75% de leur population juive exterminée. Elle nous raconte l’histoire des grands-parents de son mari. Sa maman était fiancée à un homme qui fut déporté et tué. Avant de mourir, il avait demandé à son frère, s’il rentrait en vie au pays, qu’il s’occupe de sa fiancée. Il est rentré la vie sauve, à retrouvé la fiancé de son frère, s’en est occupé et l’a épousée. Cette histoire de famille marque leur caractère.

Pédaler comme des hollandais

Julie nous propose d’aller faire un tour en ville et en vélo évidemment. Nous nous retrouvons alors parfaitement intégré dans la vie quotidienne des gens. Nous nous engageons sur les pistes cyclables, nous traversons une belle et grande zone naturelle, nous arrivons dans le village de Laren, passons à l’apoteck chercher un soin pour notre pauvre Solène qui se plaint beaucoup de ses boutons de varicelle. 

Puis nous nous installons à une table que Julie affectionne, saluons nos voisins de table comme si nous les connaissions, et avalons quelques spécialités locales avec régal. À 14h Julie doit nous quitter pour aller chercher ses enfants à l’école à 14h30, horaire normal ici, pour les amener en suivant à leurs activités. Mais Julie ne nous laisse pas sans une liste de recommandations : aller manger quelques crêpes ici, visiter tel moulin là. Merci Julie pour cette entrée en matière si facile, traductions incluses, dans ton chouette pays ! Maintenant, il va nous falloir seuls nous cogner au néerlandais et activer tous nos talents d’anglais…

 

Des poffertjes par centaines

Alors nous suivons les indications de Julie à la lettre. D’abord sortir du restaurant et s’installer sur la terrasse d’en face. Dans un décor de théâtre de marionnettes, un restaurant mobile est installé sur la place du village pour quelques mois. Au centre, une espèce de grande plancha contient une multitude de mini moules dans lesquels deux cuistots versent de la pâte à crêpes à la chaîne, cuisent et retournent des centaines de mini-crèpes, des poffertjes. Pour finir en gourmandise, un pâtissier installé sur la table d’à côté, dépose sur les poffertjes deux gros morceaux de beurre et saupoudre le tout à la louche avec du sucre glace. Bonjour gourmandise !

Le moulin de Laren

Prochaine étape, le vieux moulin du village qu’un passionné fait fonctionner pour moudre blé et autres graines. Dans sa boutique, le meunier n’est pas du tout enchanté par notre demande de visite de son moulin « because too busy » alors il nous ouvre les portes et nous laisse visiter tout seuls.

D’un seul coup, nous nous retrouvons seuls et émerveillés dans un moulin aux pays des moulins. Tout en bois, murs en chaume, il date du siècle dernier et nous avons l’impression d’être dans le ventre d’une machine foutraque et géniale. Nous essayons de comprendre la machine, trouvons une échelle, montons un étage, puis deux, décrivons les engrenages, trouvons dans un coin quelques pots de grains et de farine certainement laissés là pour expliquer la meunerie à ses visiteurs. Le moment est hors du temps. Le temps d’acheter un sac de farine et six oeufs, nous enfourchons nos vélos pour rejoindre L’Emile-Pat et notre prochaine destination : le parc naturel de Hoge Veluwe et le musée Kroller-Muller. 

Retour au camping-car, Solène se fait croquer par le sommeil. Nous rangeons et repérons le stationnement pour la soirée et la nuit.

Aux Pays-Bas, il n’y a quasiment pas d’emplacements gratuits autorisés pour les campers. Nous échouons donc dans un mini-camping qui a beau être mignon, non, on n’aime pas les camping.

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